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centre de formation professionnelle hautes-pyrénées

Bonjour, je m'appelle Laura KINDTS.

Je vais essayer de vous aider au mieux dans vos démarchez de création de projet en Auto-entreprise. Nous allons aborder les sujets suivants :

Mallette du dirigeant - auto-entreprise

1. les avantages du dispositif


Le dispositif auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) s’adresse à toute personne qui souhaite exercer une activité à titre individuel, que cette activité soit ponctuelle (apport d’affaires, etc.) ou récurrente (conseil, commerce, etc.). L’objectif du statut auto-entrepreneur est de simplifier les formalités de création et de gestion administrative de l’entreprise. Avant de se lancer dans l’aventure, il est important de bien comprendre l’ensemble des avantages du statut d’auto-entrepreneur, et les obligations qui en découlent.

Voici les 4 principaux avantages du statut d’auto-entrepreneur

  1.   Une immatriculation rapide
  2.   Pas de comptabilité
  3.   Pas de TVA à facturer
  4.   Des charges sociales et un impôt sur le revenu calculés sur le chiffre d’affaires encaissé.

2. vos interlocuteurs terrain et numérique

Il faut savoir que le parcours du créateur d'entreprise est souvent parsemé d’embûches. Il a peu d'interlocuteurs et on se sent parfois bien seul.

La tendance au développement du numérique fait que l'on trouvera de moins en moins d'interlocuteurs de proximité.


INTERLOCUTEURS TERRAIN

 

1. CMA ou CCI

Historiquement, les chambres de commerce ou chambres des métiers sont les premiers interlocuteurs des créateurs d'entreprises. Si la chambre des métiers est plutôt structurée et organisée, on ne peut pas en dire la même chose des chambres de commerce (CCI).

Ces deux organisations ont pour objectif de vous donner des conseils et de soutenir les porteurs de projets.

 

2. Les syndicats patronaux

La CPME, le MEDEF ou L'UMIH sont des endroits où l'on peut également trouver des réponses, mais elles ne seront que partielles et spécifiques. Par exemple, l'UMIH répond aux activités de l’Hôtellerie-restauration.

 

La CPME, le MEDEF ou L'UMIH sont des endroits où l'on peut également trouver des réponses. Par exemple, l'UMIH répond aux activités de l’Hôtellerie-restauration.

 

3. Les Comptables

Les comptables ont peu d'informations en dehors de celles qui concernent leur champ d'action, mais ils peuvent tout de même vous donner des renseignements sur vos statuts, les obligations légales, etc.

 

À enlever Ils ont tout de même la fâcheuse tendance à vous amener là où ils y trouvent un intérêt.

 

4. Pôle Emploi

Bien souvent, Pôle Emploi est le premier interlocuteur des Auto-entreprises, mais hélas, il existe autant d'informations que de personnes en poste, tant sur le Statut d'auto-entrepreneur que sur vos droits au chômage pendant la création d'entreprise.

En revanche, ils font intervenir des professionnels ou des associations qui eux, peuvent vous renseigner sur certaines aides ou parcours de formation.

 

5. Les associations

Certaines structures comme la BGE ont un rôle important dans le parcours du créateur d'entreprise, ils ont le rôle d'accompagnant. Ils regardent et vous aident à structurer votre projet. L'approche est plutôt "Comptable" et théorique, plutôt qu'opérationnelle et concrète, mais elle est le mérite d'exister.

 

Certaines structures comme la BGE ont un rôle important dans le parcours du créateur d'entreprise, ils ont le rôle d'accompagnant. Ils regardent et vous aident à structurer votre projet. Malgré les connaissances qu'ils partagent avec les auto-entrepreneurs, l'approche est théorique.

 

6. Les Freelances, consultants

Les professionnels indépendants ont l'avantage de souvent être passés par les mêmes problématiques que les créateurs d'entreprises. L'approche est beaucoup plus opérationnelle, les informations qu'ils vous donneront seront un résumé de ce qu'il existe et des avantages de telle ou telle solution. Vous trouverez ces freelances, dans les réseaux professionnels (Type BNI) ou dans des centres de formations lorsqu'ils interviennent avec leur Casquette Formateur, et non consultant.

On peut se questionner sur le prix des informations ou de l'accompagnement, dans un monde où tout se paye, mais là aussi, on trouve de tout.

 

INTERLOCUTEURS NUMÉRIQUES

 

1. Autoentrepreneur.urssaf.fr

Il est le site référent de l'Etat, celui sur lequel vous pourrez créer votre auto-entreprise en ligne. Les CFE étant amenés à disparaître des départements, tout se fera en ligne.

Mais attention, il faut trier entre les vrais sites et les "faux" sites.

https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil.html

 

2. Net entreprise

Il est le site internet qui vous permettra de faire vos déclarations de chiffre d'affaires en ligne une fois immatriculé.

https://www.net-entreprises.fr

 

3. Services Publique

Ce site vous fera le résumé de ce que sont censé vous dire communément tous vos interlocuteurs terrains. Pour le coté conseil, optimisation et réalité terrain, ce n'est pas ici qu'il faut se rendre.

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23264

 

À enlever : Pour le coté conseil, optimisation et réalité terrain, ce n'est pas ici qu'il faut se rendre.

 

4. Portail entrepreneur

Il fait office de Blog pour les entrepreneurs et auto-entrepreneurs, mais cache une activité professionnelle et un business. Vous aurez des formules et des abonnements pour un accompagnement.

https://www.portail-autoentrepreneur.fr

 

Liste des sites Web qui vous propose de créer votre entreprise en ligne, mais qui n'ont aucun rapport avec l'état et dont le but est de vous proposer des services payants.

  • https://espace-autoentrepreneur.com
  • https://www.portail-autoentrepreneur.fr
  • http://www.union-auto-entrepreneurs.com
  • https://www.evoportail.fr
  • https://www.auto-entrepreneur.fr
  • https://fr.shopify.com (commerce en ligne)
  • https://www.legalstart.fr

3. Les pièges à éviter

Être auto-entrepreneur, c'est bien, mais il existe tout de même des pièges à éviter et nous sommes là pour vous en faire part.


1. Ne pas prendre en compte les charges dans les comptes prévisionnels

Vous aurez des charges qui seront récurrentes au cours de l’exercice de votre entreprise. Ce sont des charges qu’il faut prévoir dès le moment de la création de votre entreprise. Sachez que vous n’avez pas d’obligation de tenir une comptabilité, mais vous devez tout de même consigner toutes vos charges dans un cahier dédié. 

Cela va vous permettre d’anticiper votre budget sur l’année prochaine et également de connaître les différents coûts de votre activité. 

 

Nous vous avons listé plusieurs charges afin que vous ayez le maximum de clés en main lors du lancement de votre entreprise. Attention, d’autres charges peuvent s’ajouter aux suivantes : 

 

 - Les cotisations sociales : vous ne pouvez pas passer à côté des charges sociales. Voici les taux de cotisations de 2017 selon l’activité : 

  • 13,1% pour la vente de marchandises (BIC)
  • 22,7% pour les prestations de services artisanales ou commerciales (BIC)
  • 22,7% pour les autres prestations de services (BNC) 
  • 22,5% pour les activités libérales relevant de la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle des Professions Libérales) 

Sachez que ces taux peuvent varier si vous êtes bénéficiaire de l’ACCRE, une aide dont nous vous parlons plus bas dans l’article.

 

 - L'impôt sur le revenu

  • Le calcul de l’impôt sur le revenu pour les auto-entrepreneurs fonctionne sur la base d’un abattement forfaitaire de charges. En fonction de votre activité, les impôts retirent un pourcentage de votre chiffre d’affaires pour déterminer votre revenu et ainsi, vous imposer dessus. Le fonctionnement reste le même que pour les particuliers, vous êtes imposés à N-1. (besoin d’expliquer ou pas ?)

 

 - La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) :

  • La CFE correspond à la taxe d’habitation des particuliers. Sachez que chaque entreprise (y compris les micro-entreprises) doit payer cet impôt pour tous les locaux qu’elle utilise. 

 

 - Tous les frais liés à votre activité : 

  • Vous ne devez pas négliger les charges liées à votre activité qui se rajouteront aux charges précédentes. Selon votre activité, vous aurez peut-être besoin de souscrire à une mutuelle, à modifier votre assurance voiture, à payer des abonnements à des logiciels professionnels, ...

2. Ne pas faire de business plan 

Un business plan est un document clé avant de définir votre stratégie financière et stratégique afin de mener à bien votre projet. 

Ce document vous permettre de mettre au clair votre projet et ainsi de vérifier sa cohérence. 

 

Le business plan pourra vous être utile auprès de votre banquier afin de montrer et d’expliquer votre projet.

 

 

3. Ne pas protéger votre projet

Si vous avez une idée, un produit ou encore un concept innovant, il est important de le protéger. Si vous ne le protégez pas, votre concurrence pourra l’utiliser à son tour. Ne perdez pas l’avantage que vous avez par rapport à eux !

 

 

4. Rester isolé

Que cela soit lors de la création de votre auto-entreprise ou au cours de sa vie, ne restez pas isolé ! 

 

Lors de la création, il est important d’avoir des visions extérieurs afin d’avoir des conseils et de nouvelles idées à apporter à votre entreprise. Vous pouvez prendre contact avec des professionnels de la création d’entreprise qui vous apporteront de nombreux conseils et vous accompagneront sur plusieurs sujets ; comme la recherche de financement par exemple.

 

Une fois que votre entreprise est lancée, il ne faut toujours pas que vous restiez seul. Rencontrer d’autres professionnels dans des réseaux professionnels, par exemple, sera bénéfique à votre entreprise et à vous-même. Vous y rencontrerez de nouvelles personnes qui pourront vous apporter des conseils, rencontrer de nouveaux clients, agrandir votre carnet d’adresse. 

 

 

5. Ne pas réaliser d'étude de marché

Avoir des idées, c’est bien, mais sont-elles toujours réalisables ? Sans étude de marché, vous ne le saurez pas réellement. Vous allez découvrir votre concurrence, la taille du marché dans lequel vous allez entrer, son état et d’autres éléments tout aussi importants.  


4. Auto-entreprise et chômage


Vous vous demandez peut-être si vous pouvez cumuler le statut d’auto-entrepreneur et le chômage ? Eh bien oui, sachez que c’est possible ! 

Vous pouvez cumuler le chômage et l’ARE ou l'ARCE, qui sont des dispositifs dont je vous parle dans la prochaine partie de l’article. 

 

Selon votre situation, vous pourrez bénéficier d’un maintien intégral ou partiel d’un de ces deux dispositifs, mais sachez qu’il y a une limite à cela. En effet, vos revenus d’auto-entrepreneur et le montant de vos allocations chômage ne pourra pas être supérieur au salaire moyen que vous touchiez avant de percevoir vos allocations chômage.

Quel dispositif choisir entre l’ARE et l’ARCE ?

 

Si votre allocation chômage est élevée et que vous être en début de droits, il sera plus intéressant pour vous de choisir le dispositif ARCE. 

Si vous arrivez bientôt en fin de droits ou bien que vos allocations chômage ne sont pas très importantes, il vaut mieux choisir le dispositif ARE.

Ce ne sont pas les seuls critères à prendre en compte, mais il est toujours bon de le savoir. Pour avoir plus de détail, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre conseiller Pôle Emploi qui sera le mieux placé pour répondre à vos questions.

 

Un petit point à savoir également, si vous êtes bénéficiaire de l’ARE ou de l’ARCE, ou si vous décidez de ne plus avoir votre statut d’auto entrepreneur, il se peut que vous n’ayez pas épuisé tous vos droits d’indemnité chômage. 

 


5. Les différentes aides


Il existe différents dispositifs d’aides durant la création de votre entreprise, qui sont les suivants : 

  • L’ACRE (Aide à la Création ou Reprise d’Entreprise) : si vous créez votre entreprise ou que vous en repreniez une, vous pourrez bénéficier d’une exonération (partielle et dégressive) des cotisations que vous payez chaque mois ou chaque trimestre. La seule condition est d’avoir un revenu annuel inférieur à 40 524 €, après abattement. 
  • L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’une Entreprise) : il s’agit d’une aide financière pour les demandeurs d’emploi qui perçoivent l’ARE (l’Aide au Retour à l’Emploi). Avec l’ARE, vous allez bénéficier de vos allocations chômage sous forme de capital.

 

Des dispositifs existent également pour maintenir vos allocations chômage : 

  • L’ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi)
  • L’ASS (l’Allocation de Solidarité Spécifique) : ce dispositif est versé aux demandeurs d’emploi ayant épuisé leurs droits aux chômages.
  • Le RSA (Revenu de Solidarité Active) : le RSA est maintenu durant 3 mois à compter de la date de création de votre auto-entreprise. Pour cela, il faut bien sûr être déjà bénéficiaire du RSA. 
  • L'AGEFIPH (l’Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) : cet organisme peut attribuer une aide aux personnes en situation de handicap et qui crée son entreprise ou bien qui reprend une entreprise.
  • Prime d’activité : il s’agit d’une aide versée par la CAF, sous conditions, et qui peut être versé aux auto-entrepreneurs.

Les prêts : 

  • Le Nacre (le Nouvel Accompagnement à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) : c’est un dispositif vous permettant de bénéficier d’un accompagnement d’entreprise afin de démarrer votre activité ainsi que d’anticiper les possibles difficultés.
  • FGIG (Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes) : ce dispositif permet un accès plus facile au crédit bancaire afin de financer la création, la reprise ou le développement des entreprises.
  • Les prêts d’honneur : il s’agit de prêts personnels allant de 2 000 € à 50 000 €, à taux 0, et remboursables entre 2 et 5 ans.
  • Les micros crédits : ils sont principalement accordés par l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique), bien que d’autres organismes sont susceptibles de vous en accorder un.

 

Les aides des collectivités territoriales :

Il existe également différents organismes qui peuvent vous accompagner et répondre à vos interrogations : 

  • L’URSSAF
  • L’APCE (l’Agence pour la Création d’Entreprises)
  • Le BGE (les Boutiques de Gestion des Entreprises)
  • La CMA (les chambres des métiers et de l’artisanat)
  • La CCI (les Chambres de Commerces et de l’Industrie) 

En plus de tous ces dispositifs, en tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez bénéficier d’une aide à la formation professionnelle. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter ou bien à contacter le fonds d’assurance formation (AGEFICE, FIFPL, FAFCEA) auquel vous dépendez.